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18/02/2008

Insuffler un peu d'espoir

e7f7d664783b8e33a34674c33f2de9bd.jpgPetit aperçu de la dernière visite de Virginie à Travis le 4 février dernier.

«  8h15. J'attends Travis. Il sera là dans 20 mn, car sa cellule se trouve dans le bloc le plus éloigné.  Voilà, c'est notre dernière visite, on aura eu 6 heures, étalées sur 3 jours, au lieu de 10 s'il n'avait pas été en niveau 2, mais c'est déjà bien. C'est important d'être présent même si tout n'est pas parfait. On a pu faire des photos. A Polunsky, on ne peut les faire que la première semaine du mois. On n'en a fait que 3 car elles coûtent 3 dollars chacune !! Et je ne peux apporter que 20 dollars, il faut donc en garder pour la nourriture. Je n'ai pas voulu l'embêter pendant nos premières visites sur des questions très "terre à terre" : procès, conditions de vie.... mais plutôt lui changer les idées, qu'il ait l'impression "d'évader" son esprit un petit peu. Mais ce dernier jour et cette dernière heure, j'ai essayé de lui insuffler un peu d'espoir car Travis à un caractère fort mais il a du mal à garder son moral en haut. Il a besoin d'entendre des gens qui le "force" un peu à ne pas abandonner, à garder la foi et de continuer à espérer. Les choses bougent en Amérique, et un jour, peut-être, parce que des centaines de gens y consacrent leur temps et leur énergie à l'extérieur, LA PEINE DE MORT SERA ABOLIE. Il doit regarder devant pour ne pas sombrer et abandonner. Beaucoup de détenus abandonnent, se suicident ou sont volontaires pour avancer leur date d’exécution et laisser tomber tous leur recours. C'est difficile de donner des conseils lorsque l'on est en liberté, et d'avoir conscience de sa liberté. Mais je ne peux pas le quitter ce jour là, sans lui faire comprendre qu'il n'est pas seul, et que je viendrais aussi souvent que je le pourrais. Que sa vie à un sens, bien qu'il pense avoir tout gâché, tout raté, que sa vie ne vaut pas grand chose, et bien pour moi, sa vie a autant de valeur que n'importe quelle autre, il doit en être conscient et apprendre de tout cela. Que sa vie d'aujourd'hui ouvre son esprit d'une manière différente. Regarder sans cesse son passé, n'effacera pas  ce qui est arrivé. Il faut vivre avec tout ça. "
 
Concernant l’association

Merci aux nombreux lecteurs ayant proposé leur aide. Pour l’instant le projet est en gestation mais son lancement est imminent. Si vous souhaitez prendre une part active à cette association, merci de contacter Virginie : vtamowskikrynicka@hotmail.fr

Commentaires

Vivre avec son passé, savoir tourner la page est important. Il ne faut pas oublier son passé, mais savoir tourner la page, et vivre avec. Travis est quand même quelqu'un de fort, il ne faut pas qu'il baisse les bras comme ça, même si je sais que sa situation est difficile. Travis, bon courage!

Écrit par : Laetitia | 18/02/2008

moi j'ai un truc pour travis qu 'il apprécie j'espère, je lui raconte une bonne histoire drôle à chaque fois que je lui écris pour qu'il puisse rigoler un petit peu tout seul dans sa cellule, et, j'espère qu'en faisant cela il passe de bon moment....
Manue de nantes

Écrit par : manue | 19/02/2008

j'espere avoir aussi de ses nouvelles .....

Écrit par : manue | 19/02/2008

j'esperes qu'il garde espoir meme si c difficile,je me demandais:le prochain president obama ou clinton ils sont contre la peine de mort ,non?si c le cas ca serai genial (si lun ou lautre est élu),mais c'est clair qu'une peine comme 70 ans c comme la mort aussi.
En tout cas,je compte ecrire a Travis meme si mon anglais n'est pas impécable,j'aimerai le soutenir et lui dire que son histoire me touche.
Féfé du 93.

Écrit par : féfé | 20/02/2008

moi, j'espère que c'est Obama qui arrivera au pouvoir car Clinton c'est une grosse bouffone qui a voté favorablement pour la guerre en Irak et qui a donné son accord à Bush, pour tuer des milliers de civils irakiens alors que je vous le rappelle l'ONU était contre!

Mais bon, je pense pas qu'Obama arrivera au pouvoir, ils sera "éliminé" bien avant...

Écrit par : Edith | 20/02/2008

@ féfé voici ta reponse a plus je pense que tu en tirera la meme conclusion que moi personne n'a les c......s d'en parler

Peine de mort : le « oui » ferme mais honteux des démocrates

Deux millions de détenus dans les prisons états-uniennes et au moins deux autres millions sous surveillance judiciaro-policière dont plus de la moitié d’Afro-américains, plus de trois mille cinq cents personnes dans le couloir de la mort, 80% des condamnés assassinés « légalement » depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976 sont des afro-américains, alors qu’ils ne représentent que 12% de la population, tel est le terrible bilan de trente années de « justice » raciste et de classe aux Etats-Unis. Alors que l’opposition contre le meurtre d’Etat devient de plus en plus forte dans l’opinion, les démocrates devraient – à l’opposition des républicains qui continuent à hurler « à mort » - s’affirmer à nouveau comme partisans de l’abolition. Mais on en n’est pas là : « la double position en faveur de la peine capitale et, dans le même temps, de sa « réforme » n’est rien d’autre qu’un cadeau à ceux qui soutiennent le supplice et qui expliquent que la machine de mort à simplement besoin d’un peu de perfection », conclut Liliana Segura responsable de la section des Droits et Libertés du site AlterNet dans un document daté du 25 janvier dont voici les principaux extraits.

Certes, les candidats démocrates reconnaissent parfois le caractère raciste du système judiciaire. Barak Obama a, par exemple affirmé en Caroline du Sud que « les Africains-Américains et les Blancs (…) sont arrêtés et condamnés selon des critères très différents, et sont l’objet de sentences très différentes ». Même Hillary Clinton qui avait fortement soutenu la loi appelée « lutte contre le terrorisme et application effective de la peine de mort » votée en 1996 sur proposition de son époux Bill, a reconnu lors d’un meeting dans l’Iowa que la forte croissance des incarcérations grâce à cette loi, était « inacceptable » et qu’elle avait l’intention de « revoir l’ensemble de ces condamnations ».

Ceci étant, aucun candidat démocrate n’estime mettre au centre de sa plateforme une éventuelle réforme de la justice pénale. Clinton, Obama, comme Edwards (le candidat classé le plus à « gauche » qui a quitté la course à l’investiture) sont en faveur de la peine de mort. A la seule différence des années 1990 – comme en 1992, lorsque pour gagner des voix, le futur président Bill Clinton avait présidé à l’exécution en Arkensas de Ricky Ray Rector, atteint de déficience mentale profonde – cette fois ci, et jusqu’à présent, les candidats à l’investiture démocrate ne font pas de la peine capitale l’un des fleurons de leurs plateformes.

Avant l’ère Clinton, l’opposition des démocrates à la peine de mort les distinguaient de leurs rivaux républicains. Les choses ont radicalement changé à partir de 1996. En trois ans de régime Clinton le nombre annuel d’exécution a plus que doublé. Depuis l’an 2000, toutefois le nombre d’exécutions est entré dans une phase décroissante qui continue aujourd’hui encore. Ce ne fut pas grâce à l’appareil démocrates, mais essentiellement parce que la Cour suprême des Etats-Unis a rendu illégales les exécutions de mineurs au moment des faits et de déficients mentaux. Le New Jersey vient de s’honorer d’être le premier Etat depuis quarante ans à abolir la peine de mort et un moratoire de fait des exécutions est appliqué dans tout le pays – sauf semble-t-il au Texas – depuis que la Cour suprême a accepté d’examiner une plainte d’un condamné sur le caractère « inhabituel et cruel » de l’assassinat légal par empoisonnement. Il est à noter, à ce sujet, que jusqu’à présent ce n’est que le mode de meurtre judiciaire qui est mis en cause et non le caractère intrinsèquement cruel du supplice capital…

Dans ce climat, on pourrait s’attendre à un changement de position allant dans le sens de l’abolition de la part des candidats démocrates. Eh bien non ! Alors qu’il venait d’être élu au Sénat de l’Etat de l’Illinois Barak Obama a fait adopter son projet de loi étendant l’automaticité de la peine capitale aux condamnations pour meurtre de personnes âgées. En 2004 alors qu’il menait campagne pour devenir sénateur, Barak Obama a déclaré : « Il y a des crimes extraordinairement atroces – le terrorisme, le mal fait à des enfants – pour lesquels (la peine de mort) peut être appropriée. Nous avons besoin d’avoir (à notre disposition) cette sanction ultime dans certaines circonstances ». Dans son essai « L’audace de l’espoir » (« The Audacity of Hope ») publié en 2006, Obama confirme en évoquant des crimes « si abominable (…) que la communauté est en droit d’exprimer la pleine mesure de son indignation ».

Obama tenta de paraître pencher pour l’abolition en déclarant lors du débat électoral en Caroline du Sud qu’il était « quelqu’un qui a conduit à la réforme du système de la peine de mort qui était brisé dans l’Illinois – ce que personne ne considérait comme étant de bonne politique mais qui était ce qu’il convenait de faire ». En fait, Obama n’a agit dans ce sens qu’après le moratoire des exécutions décidé en 2000 par l’ex-gouverneur républicain George Ryan – chaud partisan de la peine de mort qui a pris conscience de l’horreur lorsqu’il lui fallut décider « d’appuyer sur le bouton », ce qu’il s’est refusé de faire « en toute conscience » - et après que déjà quatre condamnés innocents aient été graciés et que le gouverneur Ryan eut vidé le couloir de la mort. En réalité, tout ceci indique qu’Obama se situe dans le courant dominant qui est favorable à la peine capitale « mais à condition qu’on n’exécute pas le mauvais coupable ».

Peut-être plus encore qu’Obama, Hillary Clinton a tenté d’éviter ce sujet devenu délicat. Elle se dit favorable aussi bien à la peine capitale qu’à sa « réforme » afin qu’elle deviennent « plus juste »… Elle a voté en faveur de la loi autorisant que les tests d’ADN puissent être utilisés comme preuve légale pour innocenter un condamné. Plus généralement, constate Richard Dieter directeur du Centre d’information sur la peine de mort (« Death Penalty Information Center »), la question devient délicate car « n’importe quelle prise de position sur la peine capitale a ses inconvénients. Si vous y êtes favorable, vous devez admettre ses imperfections. Si vous y êtes opposé vous éviter d’en parler par crainte d’aller contre le courant dominant ».

Écrit par : manue | 20/02/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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