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29/04/2008

Enterré vivant

Je vis dans un lieu sans espace. Et quand je tourne autour de moi même et que je regarde ces murs, je me sens comme paralysé. C’est si difficile de vivre sans égard ni considération : Réduit à vivre en spectateur de la vie. Vous vous demandez peut être si un jour je prendrais part à l’agitation de la vie extérieure. Comment est-il possible pour moi de respirer alors que je ne peux pas sentir le parfum des arbres ? Comment puis-je entendre alors que je ne me souviens plus du bruit du vent ? J'essaie de me projetter en imaginant à travers les barreaux de ma cellule un avenir de promesse et de joie. Mes conditions de vie sont la raison pour laquelle les gens s’intéressent à moi. Lorsque vous avez un coeur vous pouvez ressentir et vivre pour ceux qui vivent dans l'obscurité : nous qui sommes perdus dans ce système qui se moque pas mal de notre existence. Sans la perseverance, c’est la fin de notre existence.

TRAPPED

I’m living in a place that has no space. And when I turn and look at the walls I feel like I’m in a stall. It’s so hard to live in this regard. Reduced to a spectator of life and living. Wondering if I’ll ever be apart of the bustle of life. How is it possible for me to breath when I can smell no tree’s. How can I hear when the wind is a forgotten sound. I’m trying to see threw the bars for a future of promise and joy. The way I’m living is why people are caring. When you have a heart you can feel for those living in the dark. Lost in a system that doesn’t care of your existence. And without persistence it will be the end of your existence.

24/04/2008

Réfléchir sur les véritables «pourquoi» de la peine de mort

Réflechissons une seconde et ouvrons nos esprits parfois un peu trop étriqués. C'est une très bonne chose que les exécution aient été interrompues momentanément car cela peut permettre à certains d’en appréhender la signification. L’argument de base des pro-peine de mort est que cette sentence à un effet dissuasif sur la criminalité. Depuis l'arrêt des exécutions, la réalité, les données et les statistiques en terme de criminalité ont démontré que cette théorie était fausse. Comme j'ai pu le lire dans les journaux et les magazines en Amérique ici, il n’y a pas eu une augmentation soudaine de la criminalité depuis septembre dernier. Avec ou sans la peine de mort, les gens comettent des crimes. L'ignorance, la cupidité et la stupidité, c'est ce qui pousse les à comett crimes, sans crainte de conséquences, car si tel était le cas, des millions ne serait pas assis dans des cellules dans les prisons américaines. Il est difficile de déterminer ce qui motive les gens à comettre des crimes contre l'humanité et c’est également ce qui les fait sacrifier leur liberté pour une cage de moins de 9m carré. Le bon sens devrait tous nous faire penser que la peine de mort n’empêche pas les gens de commettre des crimes. Le moment est venu pour nous tous de réfléchir sur les véritables «pourquoi» de la peine de mort.

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I would like people to open their minds and think with me for a second. It is very good that they have stopped execution, but we are missing a crucial point of what else that means. Their favorite reason for the death penalty is that it’s a deterrent for crime. Since the stop of executions that theory has been proven false. As I read the papers and magazines here in America I didn’t see a sudden increase in crime since sseptember 07. If anything just the same reason’s as always that people comitt crimes. Ignorance, greed and stupidity is what moves people to comitt crimes, not fear of consequences, for if this was the case, millions wouldn’t be sitting in cells in American prisons. It is hard to pinpoint what motivates people to comitt crimes against humanity and sacrifice their fredom for a 9x12 cage. We know one thing from common sense and that it’s not fear of the death penalty that stops people from committing crimes. The time is now for us to reflect on the why’s of the death penalty

18/04/2008

Pour Info...

La Cour suprême américaine a autorisé mercredi 16 avril la reprise des exécutions, suspendues depuis plus de 6 mois dans le pays, estimant que la méthode de l'injection mortelle était conforme à la Constitution.

"Les plaignants n'ont pas prouvé que le risque de souffrance liée à une mauvaise administration d'un protocole d'injection mortelle qu'ils reconnaissent humain, de même que le refus d'adopter des alternatives dont l'efficacité n'a pas été démontrée, constitue un châtiment cruel et inhabituel" interdit par le texte fondateur, écrit le président de la Cour, le juge John Roberts.

Par 7 voix contre 2, la Cour a rejeté la requête de deux condamnés à mort du Kentucky (centre-est) qui contestaient cette méthode utilisée dans la quasi-totalité des exécutions à travers le pays.

Mais cette décision ne s'applique directement qu'au Kentucky et laisse la porte ouverte au débat devant les juridictions inférieures dans les autres États, d'autant plus que les juges n'ont pas réussi à s'accorder sur un raisonnement commun pour parvenir à leur décision.

De plus, la décision rédigée par le juge Roberts précise: "Soumettre des individus à un risque de souffrance à l'avenir -- et non pas simplement leur infliger effectivement de la douleur -- peut être considéré comme un châtiment cruel et inhabituel".

"Il est certain que cela reste ouvert, et que cela laisse beaucoup de terrain aux avocats pour travailler", a commenté Deborah Denno, historienne et professeur de droit.

Elaborée en 1977 dans le soucis d'offrir au condamné une mort paisible et rapide, l'injection mortelle consiste en l'administration de trois produits: le premier endort le condamné, le deuxième paralyse ses muscles, le troisième arrête son cœur.

Mais si l'anesthésiant est mal administré, le condamné peut souffrir atrocement, et des études scientifiques et une série d'exécutions ratées ont démontré que cela arrivait.

Pour les deux juges de la minorité, Ruth Ginsburg et David Souter, ce risque ne peut pas être pris à la légère, et les États doivent appliquer "des garanties de base" pour s'assurer que le condamné est bien inconscient avant que les deux derniers poisons soient injectés.

Les exécutions avaient été totalement suspendues depuis le 25 septembre, date à laquelle la Cour suprême avait annoncé qu'elle se saisissait du dossier, et il revient désormais aux juridictions inférieures de décider dans quelle mesure la décision s'applique à chacun des 36 États américains où la peine de mort est en vigueur.

Ces procédures pourrait parfois prendre des années, et même relancer le débat sur la nécessité de la peine de mort, notamment dans les États qui exécutent peu de condamnés. Le juge progressiste John Paul Stevens, pourtant dans la majorité sur la question de la méthode, a ainsi réaffirmé dans un texte à part son opposition personnelle à la peine capitale.

Cependant, un tel débat restera limité, les deux-tiers des Américains restant favorables à la peine capitale. Et les validations devraient intervenir en quelques mois voire quelques semaines dans les États du sud comme le Texas, l'Oklahoma ou l'Alabama.

De plus, alors qu'il y a déjà plus de 3.260 détenus dans les couloirs de la mort aux États-Unis, la Cour suprême a examiné mercredi une autre affaire susceptible d'augmenter cette population: elle doit déterminer si la peine de mort peut s'appliquer à quelqu'un qui viole un enfant.

16-04-2008 AFP

16/04/2008

J'ai envie de jouer avec mon destin

Un matin, avec deux camarades d’école, nous avons volé une voiture pour nous rendre au centre-ville. Un des gars a proposé de voler un camion remorque pour conduire. Alors, nous avons trouvé un parking de stationnement et j’ai choisi un camion auquel j’ai cassé la fenêtre. J’ai essayé de le démarrer, mais je n’y suis pas parvenu. Je me suis donc installé sur le siège passager et j’ai demandé à mon copain d’allumer ce maudit camion car quelqu’un m’avait aperçu. Nous avons démarré. Stoppés à un feu rouge, je pouvais apercevoir le trafic derrière nous et distinguer la police. Devant nous des policiers à cheval, filtraient la circulation. Tout à coup, un fusil pointe sous mon nez. Quelqu’un crie « placez vos mains sur la tête et ne bougez plus.  Le gars qui conduisait a brusquement appuyé sur le champignon, et nous avons décampés. Les policiers se jettent à notre poursuite. Le conducteur ne conduit pas très bien il n’avait que 14 ans et moi 15. C'est le milieu de la journée, les rues du centre ville de Dallas sont pleines de gens qui circulent, certains s’affairent, d’autres essaient de faire fonctionner le kiosque à journaux. Lorsque le gars qui conduit emprunte une ligne droite, j’ouvre alors la portière et me jette hors du véhicule. Je glisse sur le sol, la police passe sans me voir, je cours jusqu’au bus et repars en direction de l'école. Le lendemain matin, j’ai encore envie de jouer avec mon destin… Nous essayons à nouveau de voler une voiture, la police nous voit et nous poursuit jusqu’aux abords d’une maison à l’écart. Je me cache sur le côté de la maison. Les policiers ne me voient pas moi mais un chien se met à aboyer. L’occupant de la maison regarde par la fenêtre. Quelques minutes plus tard, la police m’arrête et me présente au juge pour enfant. Ma mère et mon beau père sont venus me récupérer. Ils ne m’ont pas corrigé, Ils m’ont déposé à la maison de ma grand-mère. Ma mère était plus occupée à se shooter avec son mec…

Second arrest

A couple of days passed and I was joy ridding again. One morning me and 2 gays from school stole a car and went around driving downtown. One guy asked me if I could steal him his own truck to drive. So we found a parking lot and I went up to a truck broke the window and tried to start it up but it wouldn’t. So I went and go in the passenger seat and told him to drive because someone saw me. When we got to a red light I could see in the traffic behind us the police was coming. In front of us the police on horses were stoping traffic. All of a sudden a gun comes threw me window and someone say put your hands up and don’t move. This guy driving just stomps his foot on the gas and we take off, the police on the horses are jumping out the way. This guy cannot drive too good he’s only 14 and I’m15. This is the middle of the day, people are jumping out the way, he running over newspaper stands in down town Dallas. Once he’s going straight I just open the door and jump out. I slide on the ground, the police goes by and I run off and catch a bus back to school. The next morning I push my luck and try to steal another car and the police see us and chase me to a house where I hide on side. They do not see me but a dog is barking and someone looks out the window. A couple of minutes later the police run over and drag me off to juvenile. My mom and stepdad come pick me up again then drops me over my grand mothers house. She’s more concerned doing drugs with her husband.

14/04/2008

Je voulais devenir Pompier

Petite interview de moi réalisée le 17 décembre dernier.

Kevin: Quelle incidence les visites ont-elles sur toi ?

Travis: Les visites ont un double effet sur moi. Lorsque j’obtiens une visite, je ressens beaucoup d’enthousiasme… Un sentiment assez unique compte tenu de cet emprisonnement. Je n’ai pas l’occasion de passer du temps avec les gens qui se soucient de moi, encore moins de manger et de parler, c'est une telle bénédiction. Les jours de visite, le pire des moments, c'est quand c'est fini et le temps de partir. Le retour à ma réalité est très douloureux.

Kevin: Petit, quelles étaient tes ambitions, que voulais tu devenir ?
Travis: Je voulais devenir pompier. Lorsque j'étais à l'école primaire, nous avons visité une caserne de pompier. J'ai adoré les camions et les valeurs qu'ils portaient. Du coup, j’ai voulu devenir chauffeur de l’un de ces camions. Mais tous ces rêves sont partis en fumée, car l’appel de la rue et de ses illusions m’ont emporté.

Kevin: Peux tu nous parler du tapage qu’il y a autour des appels faits par le juge Sharon Keller?
Travis: Il n'ya pas de tapage, c'est une explosion! Cette femme Sharon Keller est responsable de la mort et l'exécution de Michael Richards. Elle lui a refusé le droit à ce que sa cause soit entendue en appel pour sauver sa vie au dernier moment. Elle devrait être enfermée dans l’une de nos cellules.
Kevin: Quel est ta plus précieuse arme (un souvenir peut être) pour résister dans les moments difficiles?
Travis: En général, je laisse mon esprit divaguer, se remémorer l'époque où j'étais enfant, lorsque j’étais insouciants et innocents. On s’amusait, on ne se souciait de rien.. Ces souvenirs me permettent de traverser les moments difficiles ici.

Kevin: A l’approche de Noël et du Nouvel An, quel est ton état d’esprit ?

Travis: Je pense à ma famille et aux réunions de familles que nous organisions chaque année. Je suis assis dans cette cellule seul et je suis dépité. Nous avons partagé de tels moments en famille, avec mes cousins. Tout le monde avait des cadeaux à ouvrir. J’aime ces quelques souvenirs de gosse. 

Kevin : How do visits have an impact on you ?

Travis : Visits impact me positively and negatively. When you get a visit it’s greatest feeling you can get in prison, to be able to spend time with me one who cares about you, eating and talking is such a blessing. But the bad part is when it’s over and time to leave. It hurts so much inside go from having a good time to back in this cell.

Kevin : When you were a kid, what did you have aspirations of being ? (Please explain why and what happened)

Travis : I wanted to be a fire fighter when I was in grade school we would so visit the fire station across from our school. I loved the trucks and the wits they wore. Also I wanted to be a truck driver. But all these dreams went up in smoke because the streets came calling with false dreams.

 Kevin : What is the uproar about concerning an Appeals Court Judge name Sharon Keller ?

Travis : There is no uproar, it’s an explosion ! This woman Sharon Keller is responsible for the death and execution of Michael Richards. She denied him the right to have his case heard on appeal to save his life at the last minutes. She should be given one of the emply cells they have there.

Kevin : What’s your most precious / fondest memory, you use when down and out ?

Travis : I let my mind drift back to when I was a kid and I was so carefree and innocent. Just having fun not worrying about the negative things in society. This helps taking away some of the hard times on me. 

Kevin : With Christmas passing and New Years approaching what’s going threw your mind ?

Travis : My family and the gatherings we had every year. As I’m sitting in my cell all alone this really goes threw my mind. We had so much fun together me and all my cousin’s. Everyone had gifts for each other to open. These are some of my fondest memories as a kid.

02/04/2008

Je ne veux pas mourir ici

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Travis: Depuis que tu te trouves enfermé ici dans le couloir de la mort, qu'as-tu fait pour démontrer que tu mérites une seconde chance ?

Anthony Doyle: Je ne sais pas si j'ai fait quelque chose pour mériter une deuxième chance dans la vie. Tout ce que j’ai fait jusque maintenant, c'est de d’exprimer des remords et des regrets pour le crime que j’ai commis.

Travis: Mais si on pouvait revenir en arrière, si le juge te demandais « pourquoi ne devrais-je pas vous condamner à mort ? » que lui diriez vous ?
Anthony: Je ne sais ce que je lui dirais… Il pourrait ne pas me croire ? A vrai dire, Je n'ai jamais pensé à ça.
Travis: As-tu une femme ou une amie? Si ce n’est pas le cas, pourquoi pas ?
Anthony: Non, je n’en ai pas! Parce que je ne crois que je dois avoir une. Ça me parait inutile dans cette situation d’avoir une relation et ce parce que mon destin est voué à l’échec. Je ne ressens pas la nécessité de m'impliquer dans une relation.
Travis: Mais tu n’as jamais eu envie de te sentir aimé et désiré par une femme?
Anthony: Oui, mais en même temps, à quoi bon être aimé, avoir une petite amie si on ne peut pas se voir ou se marier ? Je ne veux pas d'une relation parce que je ne peux rien faire pour celle que j’aimerais en particulier dans un sens physique, je considère que pour aimer une lettre ne suffit pas.

Travis: Comment ta fille a-t-elle vécue ta condamnation à mort?
Anthony: Elle n’est pas très consciente de ma situation. En tout cas elle vit sans son père pour prendre soin de sa vie…
Travis: Donc elle ne sait pas que tu vas être exécuté par l’Etat du Texas ?

Anthony: Non, pas encore. Elle n’a que 5 ans.
Travis: Quelqu’un lui expliquera t’elle ?
Anthony : Je ne veux pas qu'elle pense que je n'étais pas là par choix. Elle mérite de savoir.
Travis: Gardes tu espoir que la cour suprême interdise la condamnation à mort par injection létale ?

Anthony: Je n'ai aucune attente à ce sujet. Mais ce serait vraiment bien que cette décision soit prise. . J'espère qu'ils prendront cette décision mais je ne veux pas me faire trop d’illusions.

Travis: Donc, si cette la mise à mort par injection est abandonnée, seras tu satisfais d’une peine d’emprisonnement à vie ?

Anthony: Honnêtement, oui! Même si je vais passer le reste de ma vie en prison. Je préfère mourir vieux en prison plutôt qu’à 23 ans.
Travis: Comment parviens tu à trouver l’énergie pour te lever chaque matin, et à accepter ce confinement?
Anthony: Que puis-je faire? Le seul moyen de faire quelque chose est de me suicider et je ne vais pas le faire.
Travis: Je ne te parle pas de vivre mais d’exister.
Anthony: Tant que je suis vivant, je respire. Je ne peux pas me blâmer mon être d'être ici, mais plutôt blâmer mon âme et ma conscience.

Loose change

Travis : What have you done since you’ve been on death row to prove you deserve a second chance of life?

Anthony Doyle : I don’t know if I’ve done anything to deserve a second chance at life. All I can do is be remorseful for what I did.

Travis : But what I’m asking is if the judge called you back and asked you, why should I give you life, what would you tell him?

Anthony : I wouldn’t know what to tell him. He may or may not believe me. I’ve never thought of that.

Travis : Do you have a wife or girlfriend? If no why not.

Anthony: No I don’t! Because I don’t feel I should have one, it’s pointless in this situation and it’s destiny to fail. I don’t feel the need to get involved in a relationship.

Travis: But don’t you want to feel loved and wanted by a woman?

Anthony: Yes, but at the same time you can always be loved by somebody but you don’t have to be married or call them your girlfriend. I don’t want a relationship because I can’t do nothing for them at all especially in a physical sense, I don’t feel as a letter is enough.

Travis: How has your daughter been affected by your death sentence?

Anthony: She doesn’t know any better and she doesn’t have her father there to take care of her life I’m supposing to as a father.

Travis: So she doesn’t know the state is going to try to kill you?

Anthony: Not yet she’s only 5.

Travis: Do you have plans to have it explained to her in the future if you’re executed?

Anthony: I don’t want her to think I wasn’t there by choice. She deserves to know.

Travis: Do you have high hopes that the Supreme Court will overturn lethal injection or do you not care?

Anthony: I don’t have hopes but it would be nice. I don’t want to die here. I hope they would but not too high.

Travis: So if they overturn it, you will be happy with life sentence?

Anthony: Honestly, yes! Because either way I’m gonna spend the rest of my life in prison. I’d rather die old in prison then die now at 23 years old.

Travis: Why do you get up every morning and accept this confinement?

Anthony: What can I do about it? The only way to do something about it is to commit suicide and I’m not going to kill myself.

Travis: This is not living it’s existing.

Anthony: As long as I’m breathing I’m living. I can’t blame me for me being here but myself.

 
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